Un climatiseur mal dimensionné, c'est de l'argent perdu : trop faible il tourne en continu sans rafraîchir, trop puissant il consomme pour rien et s'arrête sans assecher l'air. Le bon reflexe : partir de la surface à refroidir, puis ajuster selon l'exposition et l'isolation.
Nos outils clim : Calculateur BTU · Coût de fonctionnement · Clim ou rafraîchisseur ?
Notre podium climatiseurs
Climatiseur monobloc réversible mobile OCEANIC 3530W 12000 BTU
COMFEE' Climatiseur Mobile 9000 BTU/h 2,6kW Breezy Cool 2.6
De'Longhi Pinguino Compact ES72 YOUNG 8300 BTU/h
Le comparatif en un coup d'oeil
Les valeurs ci-dessous sont les caractéristiques annoncées par les fabricants (a vérifier sur la fiche Amazon avant achat).
| Modèle | BTU | puissance | surface | débit | sonore |
|---|---|---|---|---|---|
| #1 Climatiseur monobloc réversible mobile OCEANIC 3530W 12000 BTUVoir le prix | 12000 | 3530 W | jusqu'à 35 m2 | 420 m3/h | 64 dB |
| #2 COMFEE' Climatiseur Mobile 9000 BTU/h 2,6kW Breezy Cool 2.6Voir le prix | 9000 | 2,6 kW | jusqu'à 33 m2 | 326 m3/h | 64 dB |
| #3 De'Longhi Pinguino Compact ES72 YOUNG 8300 BTU/hVoir le prix | 8300 | 2,1 kW | jusqu'à 60 m3 | 180-280 m3/h | 47 a 52 dB |
| #4 De'Longhi Pinguino Extrême Clim Mobile (PACEX93)Voir le prix | 8900 | 2,5 kW | jusqu'à 33 m2 | – | 40 dB (nuit) a 60 dB (max) |
| #5 DREO Climatiseur mobile 7500 BTU 3-en-1 (AC318S)Voir le prix | 7500 | 2,2 kW | jusqu'à 20 m2 | 300 m3/h | 45 dB |
| #6 Dreo Climatiseur portable 10 000 BTU (AC515S)Voir le prix | 10000 | – | – | – | 46 dB (silencieux) a 65 dB (max) |
| #7 Olimpia Splendid Dolceclima Air Pro 14 HP (01918)Voir le prix | 14000 | 3,52 kW (froid) / 2,9 kW (chaud) | – | – | 64 dB |
Les critères qui comptent vraiment
1. La puissance (BTU) selon la surface
C'est le critère n°1. On compte environ 100 watts par mètre carré pour une pièce bien isolée, soit de l'ordre de 340 BTU/m². Une chambre de 15 a 20 m² se contente de 7000 a 9000 BTU ; un séjour de 40 a 50 m² demande 12000 a 14000 BTU. Pour ne pas vous tromper, utilisez notre calculateur BTU qui tient compte de l'exposition et de l'isolation.
2. Climatiseur ou rafraîchisseur d'air ?
Un vrai climatiseur (monobloc) abaisse réellement la température mais évacue l'air chaud par une gaine vers la fenêtre. Un rafraîchisseur d'air ne fait baisser la température que de quelques degrés et perd toute efficacité quand l'air est humide. Pour rafraîchir une chambre la nuit, c'est le climatiseur ; pour une terrasse ou un appoint ponctuel, le rafraîchisseur ou le brumisateur peuvent suffire.
3. Le niveau sonore (pour une chambre)
Pour dormir, visez un appareil descendant autour de 40 a 48 dB en mode nuit. Les fiches affichent souvent deux valeurs : la basse (mode silencieux) et la haute (pleine puissance). C'est la valeur basse qui compte pour une chambre.
4. Réversible : utile toute l'année
Un modèle réversible (pompe à chaleur) rafraîchit l'été et chauffe en mi-saison. Plus cher a l'achat, il sert plus longtemps dans l'année. A considérer si vous cherchez un appareil polyvalent.
Climatiseur mobile monobloc ou split : bien poser le débat
Avant même de parler de puissance, il faut clarifier la grande famille d'appareils à laquelle vous vous adressez. Le climatiseur mobile monobloc regroupe l'ensemble du mécanisme dans un seul caisson posé au sol, sur roulettes, que l'on déplace d'une pièce à l'autre. C'est la solution privilégiée en location, en appartement ou lorsque l'on ne peut pas percer un mur : aucun travaux, aucune installation permanente, on branche l'appareil et on sort la gaine d'évacuation par une fenêtre entrouverte. En contrepartie, le compresseur reste dans la pièce, ce qui génère du bruit et un peu de chaleur résiduelle que la gaine ne renvoie pas totalement dehors.
Le climatiseur mobile split, plus rare, sépare le bloc intérieur d'un petit module extérieur relié par un tuyau souple. Il refroidit mieux et fait moins de bruit dans la pièce, mais il impose de poser l'unité extérieure sur un balcon ou un rebord, ce qui limite fortement sa mobilité réelle. Pour la grande majorité des foyers qui cherchent un appareil d'appoint sans engagement, le monobloc reste le choix logique, et c'est sur lui que se concentre l'essentiel de ce guide. Gardez simplement en tête que la mobilité a un prix : un monobloc ne rivalisera jamais avec un split mural fixe en rendement, mais il fait exactement ce qu'on lui demande quand on ne peut pas installer de climatisation en dur.
À qui s'adresse vraiment un climatiseur mobile
Le climatiseur mobile s'adresse d'abord aux personnes qui ont besoin de rafraîchir une ou deux pièces stratégiques - souvent la chambre la nuit et le séjour en fin de journée - sans transformer leur logement. C'est l'appareil du locataire, du propriétaire qui ne veut pas de gros travaux, de la personne qui déménage régulièrement, ou encore de celle qui souhaite tester la climatisation avant d'envisager une installation fixe. Si vous vivez dans une région où la canicule ne dure que quelques semaines par an, investir dans un split mural fixe n'a pas toujours de sens : un bon monobloc mobile, rangé le reste de l'année, répond au besoin sans immobiliser un budget conséquent.
Le dimensionnement en BTU : le calcul qui change tout
Le BTU (British Thermal Unit) est l'unité qui mesure la puissance frigorifique d'un climatiseur : plus le chiffre est élevé, plus l'appareil est capable d'extraire de chaleur en une heure. C'est de très loin le critère le plus important, car un appareil mal dimensionné vous décevra quelle que soit sa marque. La règle de base consiste à compter environ 100 watts par mètre carré pour une pièce correctement isolée, soit de l'ordre de 340 BTU par mètre carré. Une chambre de 15 à 20 mètres carrés se satisfait ainsi de 7000 à 9000 BTU, tandis qu'un séjour ouvert de 40 à 50 mètres carrés réclame plutôt 12000 à 14000 BTU pour tenir la température un jour de forte chaleur.
Mais la surface seule ne suffit pas. L'exposition de la pièce pèse lourd : une chambre orientée plein sud, qui reçoit le soleil une bonne partie de la journée, demande une majoration de puissance par rapport à une pièce au nord, plus fraîche naturellement. La qualité de l'isolation joue le même rôle : des murs anciens, de grandes baies vitrées sans volets, ou un logement sous les combles accumulent la chaleur et obligent à surdimensionner légèrement. À l'inverse, un appartement récent et bien isolé permet de rester sur la fourchette basse. Le nombre d'occupants, la présence d'appareils électroniques qui chauffent et la hauteur sous plafond entrent aussi en ligne de compte, même s'ils restent des facteurs secondaires.
Le piège classique, c'est de croire qu'un appareil plus puissant sera forcément meilleur. En réalité, un climatiseur surdimensionné refroidit trop vite, s'arrête, redémarre sans cesse et n'a pas le temps d'assécher l'air correctement : la pièce reste moite et l'appareil s'use prématurément. À l'opposé, un appareil sous-dimensionné tourne en permanence à pleine puissance sans jamais atteindre la température voulue, ce qui fait grimper la facture pour un résultat médiocre. Pour viser juste sans approximation, passez par notre calculateur BTU : il intègre la surface, l'exposition et l'isolation pour vous donner une puissance cible fiable, adaptée à votre pièce réelle plutôt qu'à une moyenne théorique.
Classe énergétique et coût de fonctionnement
Un climatiseur mobile n'est pas un appareil que l'on branche sans y penser : c'est l'un des équipements les plus gourmands en électricité du foyer, surtout s'il tourne plusieurs heures par jour pendant une vague de chaleur. La classe énergétique, affichée sur l'étiquette du fabricant, donne une première indication du rendement : à puissance égale, un appareil bien classé consomme sensiblement moins pour le même effet de fraîcheur. Sur la durée d'un été, l'écart entre un modèle économe et un modèle énergivore se ressent nettement sur la facture, ce qui justifie souvent de payer un peu plus cher à l'achat pour un appareil mieux noté.
Au-delà de l'étiquette, c'est l'usage qui détermine le coût réel. Un appareil réglé sur une température raisonnable, dans une pièce dont on ferme volets et rideaux aux heures les plus chaudes, consommera beaucoup moins qu'un appareil poussé au maximum dans une pièce en plein soleil. Le mode nuit, qui réduit progressivement la puissance, et la programmation par minuterie évitent de faire tourner l'appareil inutilement pendant votre sommeil ou votre absence. Pour estimer concrètement ce que votre appareil vous coûtera sur une saison, en fonction de sa puissance et de vos heures d'utilisation, servez-vous de notre page dédiée au coût de fonctionnement : mieux vaut connaître l'ordre de grandeur avant l'achat que le découvrir sur la facture.
Le niveau sonore et le mode nuit
Le bruit est le critère que l'on sous-estime le plus, et pourtant c'est souvent lui qui fait regretter un achat. Un climatiseur monobloc contient un compresseur et un ventilateur, deux sources de bruit qui restent dans la pièce puisque l'appareil est posé à vos côtés. Pour un séjour ou un bureau, un niveau sonore élevé se tolère dans la journée. Pour une chambre, en revanche, le bruit devient déterminant : un appareil trop bruyant vous empêchera de dormir, et vous finirez par l'éteindre la nuit, c'est-à-dire précisément au moment où vous en avez le plus besoin.
Les fiches techniques affichent généralement deux valeurs en décibels : une valeur basse, correspondant au mode silencieux ou mode nuit, et une valeur haute, mesurée à pleine puissance. Pour une chambre, concentrez-vous sur la valeur basse et cherchez un appareil qui descend autour de 40 à 48 décibels en mode nuit, un niveau qui reste présent mais devient supportable pour le sommeil. Le mode nuit ne se contente d'ailleurs pas de baisser le ventilateur : il augmente légèrement la consigne de température au fil des heures et éteint l'affichage lumineux, deux détails qui améliorent réellement le confort nocturne. Si le sommeil est votre priorité, placez le bruit avant la puissance brute dans votre grille de choix.
Le mode réversible : chauffer aussi en mi-saison
Un climatiseur réversible fonctionne sur le principe de la pompe à chaleur : il rafraîchit l'été, mais il peut aussi inverser son cycle pour souffler de l'air chaud en mi-saison. C'est un vrai plus pour qui cherche un appareil polyvalent, capable de rendre service au-delà des seules semaines de canicule. En avril ou en octobre, lorsque le chauffage central est coupé mais que les matinées restent fraîches, un modèle réversible apporte un appoint de chaleur rapide dans la pièce où vous vous trouvez, sans rallumer toute l'installation de chauffage.
Ce confort supplémentaire a un coût : les modèles réversibles sont plus chers à l'achat que les modèles qui ne font que rafraîchir. La question à se poser est donc celle de l'usage réel. Si vous cherchez uniquement à survivre aux pics de chaleur estivaux, un appareil simple suffit et vous économisez à l'achat. Si vous voulez un équipement qui travaille une plus grande partie de l'année et remplace un chauffage d'appoint, le réversible amortit mieux son surcoût. Gardez toutefois en tête qu'un monobloc mobile reste un appareil d'appoint en mode chaud : il réchauffe la pièce où il se trouve, pas tout le logement.
Le gaz réfrigérant R290 : ce qu'il faut savoir
Le fluide frigorigène est le liquide qui circule dans le circuit et permet à l'appareil de produire du froid. De plus en plus de climatiseurs mobiles utilisent le R290, un gaz réfrigérant qui a l'avantage d'afficher un impact environnemental très faible comparé aux anciens fluides, tout en offrant un bon rendement thermique. Sur le plan écologique et réglementaire, c'est une évolution favorable, et voir la mention R290 sur une fiche est plutôt un bon signe de conception récente.
Ce gaz étant inflammable, les fabricants encadrent son usage par des consignes de sécurité simples qu'il suffit de respecter : ne pas percer le circuit, ne pas exposer l'appareil à une flamme directe, et faire réaliser toute intervention sur le circuit par un professionnel. Dans un usage domestique normal, un appareil au R290 ne présente aucune difficulté particulière : la charge de gaz est faible et le circuit reste scellé. Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter de cette technologie, mais il est utile d'en comprendre la présence pour ne pas être surpris par les pictogrammes de sécurité figurant sur l'emballage.
L'installation et l'évacuation de l'air chaud
C'est le point qui distingue le plus nettement un climatiseur d'un simple ventilateur : pour produire du froid, un monobloc doit rejeter la chaleur qu'il extrait, et cette chaleur sort par une gaine souple que l'on dirige vers l'extérieur. Concrètement, on raccorde la gaine à l'arrière de l'appareil, puis on la fait passer par une fenêtre ou une porte entrouverte. La plupart des modèles sont livrés avec un embout et parfois un kit de calfeutrage pour fenêtre, qui obture l'ouverture autour de la gaine afin d'éviter que l'air chaud extérieur ne rentre à mesure que l'appareil refroidit la pièce.
La qualité de cette évacuation conditionne l'efficacité réelle du climatiseur. Une gaine trop longue, pliée ou mal ajustée fait perdre du rendement, car une partie de la chaleur reste dans la pièce. L'idéal est de garder la gaine la plus courte et la plus droite possible, de bien calfeutrer l'ouverture de la fenêtre, et de placer l'appareil à proximité de celle-ci. Sur une fenêtre oscillo-battante ou une baie coulissante, un kit d'obturation adapté fait une vraie différence de confort. Prenez ces contraintes en compte avant l'achat : un climatiseur monobloc suppose que vous disposiez d'une ouverture praticable à proximité de la pièce à rafraîchir, sans quoi l'air chaud rejeté ruinera une partie de vos efforts.
L'entretien et les filtres
Un climatiseur mobile bien entretenu conserve son efficacité et sa discrétion sonore ; un appareil négligé perd du souffle, consomme davantage et diffuse un air moins sain. L'entretien courant repose surtout sur le filtre à air, une grille lavable qui retient poussières, pollens et particules. Encrassé, ce filtre réduit le débit d'air, force le ventilateur et peut faire apparaître des odeurs désagréables. Le nettoyer régulièrement en saison - un simple rinçage à l'eau tiède suffit le plus souvent - est le geste d'entretien le plus rentable qui soit, et il ne prend que quelques minutes.
Deux autres points méritent votre attention. D'abord la gestion des condensats : en refroidissant l'air, l'appareil récupère de l'humidité, qu'il faut évacuer selon le système prévu par le fabricant, faute de quoi un bac plein interrompt le fonctionnement. Ensuite le rangement de fin de saison : avant de stocker l'appareil pour l'hiver, il est conseillé de le faire fonctionner un moment en ventilation seule pour assécher le circuit, de nettoyer le filtre et de le ranger dans un endroit sec. Ces habitudes simples prolongent nettement la durée de vie de l'appareil et vous évitent les mauvaises surprises au premier redémarrage l'été suivant.
Le déshumidificateur intégré
La plupart des climatiseurs mobiles proposent un mode déshumidification, parfois appelé mode sec. Dans ce mode, l'appareil ne cherche plus à faire baisser fortement la température mais à retirer l'humidité de l'air, ce qui améliore la sensation de confort sans refroidir la pièce de façon marquée. C'est utile lors des journées lourdes et moites, typiques des climats humides ou des orages d'été, où c'est davantage l'humidité que la chaleur brute qui rend l'atmosphère pénible.
Ce mode ne remplace pas un déshumidificateur dédié pour traiter un vrai problème d'humidité structurelle dans un logement, mais il constitue un bonus appréciable au quotidien. Il consomme aussi moins qu'un cycle de refroidissement complet, ce qui en fait une option intéressante en demi-saison ou la nuit, quand on cherche surtout à assainir l'air ambiant. Vérifier la présence de ce mode sur la fiche du produit est un bon réflexe, car il élargit nettement les situations dans lesquelles l'appareil vous sera utile.
Climatiseur mobile ou rafraîchisseur d'air : ne pas confondre
C'est la confusion la plus fréquente, et elle mène à de vraies déceptions. Un climatiseur mobile possède un compresseur et abaisse réellement la température de la pièce, y compris quand l'air est humide, à condition d'évacuer l'air chaud par une gaine. Un rafraîchisseur d'air, lui, ne dispose d'aucun compresseur : il fait simplement passer l'air sur un tampon ou une réserve d'eau, ce qui rafraîchit de quelques degrés par évaporation. Il ne nécessite aucune évacuation et consomme aussi peu qu'un ventilateur, mais son effet reste modeste et s'effondre lorsque l'air ambiant est déjà chargé d'humidité.
Autrement dit, les deux appareils ne jouent pas dans la même catégorie et ne répondent pas au même besoin. Pour faire baisser la température d'une chambre la nuit ou tenir un séjour au frais en pleine canicule, seul le climatiseur fait le travail. Pour un appoint ponctuel dans un air sec, sur une terrasse ou près d'un poste de travail, un rafraîchisseur peut suffire pour un investissement et une consommation bien plus faibles. Si vous hésitez entre les deux familles, notre comparatif dédié vous aide à trancher selon votre climat et votre installation : lisez climatiseur ou rafraîchisseur avant de vous décider.
Les erreurs fréquentes à éviter
La première erreur, on l'a vu, est le mauvais dimensionnement : choisir un appareil sur son prix ou son design sans vérifier sa puissance en BTU par rapport à la surface, c'est s'exposer à une déception quasi certaine. La deuxième erreur consiste à négliger l'évacuation de l'air chaud : beaucoup d'acheteurs déçus laissent la gaine traîner au milieu de la pièce ou une fenêtre grande ouverte autour d'elle, ce qui réinjecte de la chaleur et annule une partie du refroidissement. Un calfeutrage soigné de la fenêtre est indispensable pour obtenir le résultat annoncé.
Troisième erreur classique : confondre climatiseur et rafraîchisseur, et attendre d'un rafraîchisseur qu'il fasse tomber la température de plusieurs degrés dans un air humide. Vient ensuite l'oubli de l'entretien du filtre, qui dégrade progressivement les performances sans que l'on comprenne pourquoi l'appareil semble s'essouffler. Enfin, beaucoup sous-estiment le bruit à l'achat et se retrouvent avec un appareil trop sonore pour la chambre. En anticipant ces cinq points - puissance, évacuation, type d'appareil, filtre et bruit - vous évitez la grande majorité des regrets liés à un climatiseur mobile.
Nos conseils pour un usage optimal
Un bon climatiseur ne donne le meilleur de lui-même que si la pièce est préparée. Le premier réflexe, souvent plus efficace que quelques BTU supplémentaires, consiste à fermer volets, stores et rideaux aux heures les plus chaudes pour empêcher le soleil de chauffer la pièce. On limite ainsi la charge que l'appareil doit combattre, ce qui améliore le confort et réduit la consommation. Évitez aussi de viser une température trop basse : quelques degrés en dessous de la température extérieure suffisent à retrouver du confort, sans faire exploser la facture ni créer un choc thermique désagréable à chaque passage de porte.
Utilisez la programmation à votre avantage. Lancer l'appareil un peu avant de rentrer, ou le régler pour qu'il tourne en mode nuit pendant votre sommeil puis s'arrête au petit matin, évite de le faire fonctionner en continu pour rien. Pensez également à faire circuler l'air : un ventilateur d'appoint, en complément, répartit la fraîcheur dans la pièce et donne une sensation de confort à température plus élevée. Enfin, entretenez le filtre régulièrement et rangez l'appareil au sec en fin de saison. Ces gestes simples, combinés à un bon dimensionnement au départ, font la différence entre un appareil que l'on subit et un appareil dont on profite pleinement.
Fonctions pratiques et confort d'usage
Au-delà de la puissance et du bruit, plusieurs détails d'usage font la différence au quotidien sans figurer en tête des fiches techniques. La minuterie programmable, d'abord, permet de lancer ou d'arrêter l'appareil à heure fixe : on programme un arrêt en milieu de nuit une fois la pièce rafraîchie, ou un démarrage juste avant de rentrer, ce qui évite de faire tourner le climatiseur pour rien. La télécommande et l'écran de contrôle rendent les réglages plus simples, surtout la nuit, quand on ne veut pas se lever pour ajuster la consigne. Certains modèles proposent un affichage que l'on peut atténuer, un vrai plus pour dormir dans le noir complet.
La mobilité réelle mérite aussi votre attention : des roulettes de qualité et des poignées bien placées changent tout lorsqu'il faut déplacer un appareil parfois lourd d'une pièce à l'autre. Le rangement du cordon et de la gaine, la facilité d'accès au filtre, la présence d'un mode ventilation simple pour les journées plus douces : ces petits éléments de confort, pris ensemble, distinguent un appareil agréable à vivre d'un appareil que l'on finit par laisser dans un coin. Sans être décisifs à eux seuls, ils méritent un coup d'oeil sur la fiche produit une fois la puissance et le bruit validés, car ce sont eux que l'on apprécie ou que l'on regrette au fil de l'été.
Récapitulatif : comment bien choisir
Pour résumer, le choix d'un climatiseur mobile se joue sur quelques décisions clés que ce guide a détaillées. Commencez par le type d'appareil : le monobloc mobile pour la simplicité et l'absence de travaux, un rafraîchisseur seulement si votre besoin est un appoint léger en air sec. Déterminez ensuite la puissance en BTU en fonction de la surface, de l'exposition et de l'isolation, à l'aide de notre calculateur BTU plutôt que d'une estimation au jugé. C'est cette étape qui conditionne la satisfaction finale.
Affinez enfin selon vos priorités personnelles : le niveau sonore en mode nuit si l'appareil dort dans votre chambre, la classe énergétique et le coût de fonctionnement si vous comptez l'utiliser souvent, le mode réversible si vous voulez chauffer en mi-saison, et la présence d'un mode déshumidification si votre climat est humide. Vérifiez que vous disposez d'une fenêtre praticable pour l'évacuation, prévoyez d'entretenir le filtre, et vous tiendrez un appareil réellement adapté à votre logement. Notre sélection ci-dessous applique exactement ces critères pour vous faire gagner du temps.
Notre sélection détaillée
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Questions fréquentes
Climatiseur mobile ou rafraîchisseur d'air : quelle différence ?
Un climatiseur mobile possede un compresseur et un circuit frigorifique : il abaisse réellement la température de la pièce et évacue l'air chaud par une gaine vers la fenêtre. Un rafraîchisseur d'air fait passer l'air sur un tampon humide : il rafraîchit localement de quelques degrés, sans gaine, mais perd toute efficacité quand l'humidité est élevée. Pour vraiment refroidir une pièce, c'est le climatiseur.
Combien de BTU faut-il selon la surface de la pièce ?
En règle générale, on compte environ 100 watts par mètre carré pour une pièce correctement isolée, soit de l'ordre de 340 BTU/m2, a majorer si la pièce est exposée plein sud, mal isolée ou très ensoleillée. Un modèle de 8000 a 9000 BTU convient a une chambre ou un bureau (jusqu'à 20-25 m2), tandis qu'un séjour de 40 a 50 m2 demande 12000 a 14000 BTU. Notre calculateur affine ce calcul selon l'exposition et l'isolation.
Un climatiseur mobile consomme-t-il beaucoup d'électricité ?
La consommation dépend de la puissance et de la classe énergétique. Un modèle classe A est plus sobre a puissance égale. Pour limiter la facture, dimensionnez l'appareil a la pièce (un modèle surpuissant pour une petite pièce gaspille), utilisez le mode nuit et fermez volets et rideaux aux heures les plus chaudes.
Faut-il obligatoirement évacuer l'air chaud par la fenêtre ?
Oui pour un climatiseur mobile monobloc : la gaine d'évacuation sort l'air chaud a l'extérieur, sinon l'appareil réchauffe autant qu'il refroidit. La plupart sont livres avec un kit de calfeutrage de fenêtre. Seuls les rafraîchisseurs d'air et les ventilateurs fonctionnent sans évacuation, avec une efficacité moindre.
Quel niveau sonore viser pour climatiser une chambre ?
Pour dormir, visez un appareil descendant autour de 40 a 48 dB en mode nuit. En dessous de 45 dB, le bruit reste discret dans une chambre. Les fiches indiquent souvent une valeur basse (mode silencieux) et une valeur haute (pleine puissance) : c'est la valeur basse qui compte la nuit.

